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Présentation de Linux
Posted by M. declercq on June 14 2006, page edited by M. declercq on Jul. 16 2006, (popular)
Linux – ou GNU/Linux – est un système d'exploitation libre, multitâche, multi-plateforme et multi-utilisateur de type Unix.
Linux en quelques mots
Linux tire son nom d'une de ses parties, à savoir de son noyau, initié par Linus Torvalds en 1991. Il s'agit d'un composant central et de bas niveau qui s'occupe de fournir aux logiciels une interface pour communiquer entre eux et avec le matériel. Cet aspect est traité dans l'article noyau Linux.
Le système d'exploitation dans son ensemble représente le résultat des efforts convergents de nombreux projets développés en mode collaboratif qui se sont déployés via Internet : le projet GNU, le noyau Linux, le système de fenêtrage X Window, et certains logiciels produits par les équipes des Unix libres FreeBSD, OpenBSD et NetBSD. Y collaborent aussi bien des individus passionnés et des organisations comme la Fondation pour le logiciel libre de Richard Stallman que des petites et grandes entreprises commerciales (IBM, Sun Microsystems, HP, Oracle, etc.)
Pour l'utilisateur final, GNU/Linux se présente sous la forme d'une distribution Linux, commerciale ou non, c'est-à-dire d'une solution prête à être installée comprenant une sélection complète et cohérente de logiciels, des programmes d'installation et d'administration de l'ordinateur, ainsi qu'un mécanisme facilitant l'installation et la mise à jour des logiciels.
Linux est aujourd'hui utilisé sur de nombreuses plate-formes, du plus puissant superordinateur aux systèmes embarqués tels que téléphone portable, assistant personnel, modem Freebox, lecteur vidéo DivX, etc., en passant par les ordinateurs personnels, PC et Mac, sur lesquels il peut être installé seul ou en parallèle avec Microsoft Windows ou Mac OS. Linux s'est d'abord imposé dans le domaine des serveurs informatiques grâce à des logiciels tels que le serveur web Apache ou le serveur de fichier Samba qui permet de partager des fichiers avec un réseau d'ordinateurs sous Microsoft Windows. Il a également atteint depuis peu une certaine maturité sur le poste de travail grâce aux interfaces conviviales que représentent GNOME et KDE ainsi qu'aux succès de logiciels comme la suite bureautique OpenOffice.org ou le navigateur internet Mozilla Firefox.
La mascotte de Linux est un manchot qui a pour nom Tux.
Histoire de linux
Le projet GNU
Richard Stallman dévoile le 13 juillet 1985 son Manifeste du projet GNU qui résume l'ambition du projet :
« GNU, l'acronyme de GNU's Not Unix (GNU n'est pas Unix), est le nom du système complet de logiciels compatible Unix que j'écris pour pouvoir le donner librement à tous ceux qui en auraient besoin. De nombreux bénévoles m'aident. Les contributions en temps, en argent, en logiciels et en matériel sont les bienvenues. »
Il entend ainsi réagir aux redevances en hausse des deux UNIX classiques, System V (d' AT&T ) et BSD (de Berkeley).
Concrètement il relate l'effort qu'il accomplit depuis 1983 dont on distingue déjà en 1985 certaines pièces maîtresses : le compilateur gcc, l'éditeur de texte emacs, etc. L'effort sera opiniâtrement poursuivi, et au début des années 90, le projet GNU possède une version utilisable de tous les éléments nécessaires à la construction d'un système d'exploitation (outre ceux cités précédemment : un shell, des bibliothèques, et beaucoup d'autres logiciels) à l'exception du plus central : le noyau.
Le projet GNU initie alors en 1990 le projet de production d'un noyau nommé Hurd.
D'après Thomas Bushnell, l'architecte initial du projet Hurd, l'idée initiale était d'adapter le noyau BSD 4.4-lite, et avec le recul « il est parfaitement clair pour moi que celui-ci aurait magnifiquement réussi et la face de l'informatique en aurait été changée ».
À cause d'un manque de collaboration de l'Université de Berkeley, Stallman décide, à la place, d'utiliser le micro-noyau Mach, qui s'avérera extrêmement pénible à faire progresser (un micro-noyau réduit la partie protégée du système à son strict minimum – les tâches régaliennes, en quelque sorte –, et traite autant que possible le reste comme des applicatifs ordinaire).
Hurd ne dépassera jamais réellement le stade de curiosité de laboratoire de recherche, en revanche le travail du projet GNU forme aujourd'hui une part importante d'un système d'exploitation actuel basé sur le noyau Linux (voir plus bas). Une querelle sémantique a, pour cette raison, éclaté ces dernières années concernant l'appellation GNU/Linux afin de faire référence au système dans son intégralité. Ce débat est relaté dans l'article Linux ou GNU/Linux.
1991 : naissance du noyau Linux
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En 1991, un étudiant finlandais de l'université d'Helsinki désirant s'amuser démarre un projet plus tard nommé « noyau Linux ».
Linus Torvalds fait alors son apprentissage sur Minix, un système d'exploitation écrit dans un but pédagogique par Andrew Tanenbaum. Désirant conserver un système d'exploitation simpliste pouvant être compris dans les moindres détails par ses étudiants, Tanenbaum refuse les contributions visant à améliorer Minix, donnant ainsi à Linus la motivation nécessaire pour en écrire un remplaçant.
Il commence par développer un simple émulateur de terminal, qu'il utilise pour se connecter via modem au serveur de son université. Linus désire alors surtout comprendre le fonctionnement de son ordinateur, un 386, machine très moderne pour l'époque. Après l'ajout de diverses fonctionnalités dont un système de fichiers compatible avec celui de minix, Linus oriente son projet vers quelque chose de plus ambitieux : le noyau d'un système d'exploitation aux normes POSIX.
De Minix à Freax
Le 5 octobre 1991, il annonce sur le forum Usenet news:comp.os.minix la disponibilité d'une ébauche de son système d'exploitation en version 0.02, la 0.01 ayant eu une diffusion plus que confidentielle.
Depuis, des centaines de passionnés et des entreprises, petites ou géantes, sont venus participer au projet dont Linus Torvalds est toujours le coordinateur. Eric S. Raymond décrit dans un essai retentissant, le modèle de développement du noyau Linux et d'une partie des logiciels libres.
De Freax à Linux
Initialement appelé Freax par son créateur, le projet trouve son nom définitif grâce à Ari Lenk[4], administrateur du serveur FTP ftp.funet.fi, qui héberge le travail de Linus Torvalds dans un répertoire nommé Linux. C'est la première apparition d'un terme composé à partir de Linus et Unix, qui deviendra par la suite une marque déposée au nom de Linus Torvalds. Le manchot Tux, dessiné par Larry Ewing en 1996, devient le symbole du projet.
Le coup de pouce de Bill Clinton
Le monde de l'industrie reste hésitant en ce qui concerne Linux parce que celui-ci ne possède pas la certification POSIX suite de tests longue et fort onéreuse. Bill Clinton, sur les conseils d'Al Gore, fera dans l'intérêt de l'économie étatsunienne financer la première certification sur les budgets fédéraux : le noyau 1.2.13 passera sans encombre les tests de certification de noyau (POSIX.1 Kernel, 1.3.59). Linux peut désormais jouer dans la cour des grands, et les directions informatiques intègrent désormais dans leurs plans des serveurs Linux sans craindre les foudres de leur direction générale.
Diffusion de Linux
Les logiciels du projet GNU et le noyau Linux forment ainsi la base d'un système d'exploitation depuis complété par les apports de nombreuses communautés du logiciel libre. Parmi les étapes marquantes, on se doit de citer :
* le lancement en octobre 1996 par Matthias Ettrich de l'environnement graphique KDE puis en août 1997 par Miguel de Icaza de son concurrent GNOME, les deux étant basés sur le système de fenêtrage X11 issu des travaux du MIT. Dans l'iceberg qu'est un système d'exploitation grand public basé sur le noyau Linux, GNOME et KDE en forment la partie émergée, en contact direct avec l'utilisateur.
* la libération du code source du navigateur Netscape le 31 mars 1998, qui lance le projet Mozilla qui accouchera en 2004 du navigateur populaire Mozilla Firefox.
OpenOffice.org 2.0 - Writer : le composant traitement de texte de la suite bureautique libre multiplateforme
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OpenOffice.org 2.0 - Writer : le composant traitement de texte de la suite bureautique libre multiplateforme
* la libération de StarOffice par Sun Microsystems qui fonde en juin 2000 la suite bureautique libre OpenOffice.org, un évènement majeur pour la bureautique libre. Voir aussi l'article liste de logiciels libérés.
* la prise en compte progressive de l'intérêt commercial de Linux dont on peut citer quelques manifestations spectaculaires : le lancement en février 1998 de l'Open Source Initiative ; l'annonce en juillet 1998 du support d'Oracle Corporation qui porte et supporte sa célèbre base de données sous Linux ; l'entrée en bourse de RedHat le 11 novembre 1999 ; celle de VA Linux le mois suivant qui crée une impressionnante bulle spéculative ; le support massif apporté par le géant IBM qui y dépense des milliards de dollars, emploie en 2005 près de 300 développeurs du noyau Linux, et organise à partir de 2003 la riposte légale lors de l'attaque du SCO Group qui affirmait posséder les droits d'auteurs du noyau Linux (voir l'article SCO contre Linux) ; l'acquisition en octobre et novembre 2003 de Ximian puis de SuSE par le géant américain Novell.
Linux est aujourd'hui utilisé dans de nombreux domaines, des systèmes embarqués aux superordinateurs en passant par les serveurs avec notamment le très populaire LAMP (contraction de Linux-Apache-MySQL-PHP), et plus récemment sur le poste de travail et la bureautique. À titre d'exemple, le ministère belge de la justice (environ 4000 employés) devrait utiliser une distribution de Novell en 2008.
Philosophie
Logiciel libre
La principale originalité de Linux par rapport à d'autres systèmes d'exploitation concurrents comme Microsoft Windows, Mac OS, ou les autres UNIX propriétaires est d'être constitué d'un noyau libre et de logiciels libres.
Un logiciel libre n'est pas nécessairement un logiciel gratuit, et à l'inverse un logiciel non-commercial n'est par définition pas libre. Ce ne sont pas non plus des logiciels libres de droits : c'est en vertu de leurs droits d'auteurs que les contributeurs d'un logiciel libre accordent les quatre libertés à savoir d'utiliser le logiciel sans restriction, d'étudier le logiciel, de le modifier pour l'adapter à ses besoins et de le redistribuer sous certaines conditions précises. En particulier certaines licences sont basées sur le principe de copyleft, c'est-à-dire de réciprocité : une œuvre dérivée d'un logiciel sous copyleft doit à son tour être libre. C'est le cas de la licence libre la plus utilisée, à commencer par le noyau Linux lui-même : la licence GNU GPL écrite par Richard Stallman.
L'ouverture du code source, l'un des quatre critères correspondants à la notion de logiciel libre, a des avantages théorisés entre autres par Eric Raymond en matière de correction rapide des bogues qui sont la plaie de l'informatique, et notamment des failles de sécurité. C'est le refus du principe de sécurité par l'obscurité.
D'un point de vue idéologique, le logiciel libre correspond à une défense des libertés individuelles à l'heure de la société de l'information.
Du point de vue des gouvernants, il peut correspondre à une volonté de souveraineté ou plus précisément d'indépendance technologique. D'un point de vue plus pratique, l'utilisation de logiciels libres simplifie radicalement la mise en conformité en matières de licences (la GPL n'impose par exemple aucune contrainte en cas de non-rediffusion du logiciel), ouvre la voie à une implication de l'industrie locale, et permet d'être maître de ses choix puisqu'on peut influer à tous les niveaux. En d'autres termes, le logiciel libre permet d'être maître de son infrastructure technologique.
Les contributeurs aux logiciels libres ne sont pas uniquement des développeurs (voir plus bas). De plus le principe du logiciel libre a trouvé des répercussions dans d'autres domaines où le travail collaboratif est possible, et où le coût de la copie est marginal. Parmi les autres membres de cette culture libre figurent le mouvement Creative Commons initié par Lawrence Lessig et l'encyclopédie collaborative Wikipédia.
Interopérabilité
Linux n'aurait pu se développer sans la présence de protocoles standardisés utilisés sur Internet. Un bon nombre de logiciels libres sont d'ailleurs des implémentations de référence, comme l'est Apache.
Les partisans des logiciels libres sont donc des partisans constants de l'interopérabilité. Ils mettent en avant les formats ouverts, des formats de données dont les spécifications techniques sont publiques et sans restriction d'accès ni de mise en œuvre, afin de ne pas dépendre d'un seul logiciel. Citons dans cette optique Mozilla Firefox qui tente de respecter scrupuleusement les recommandations émises par le World Wide Web Consortium, Jabber qui a donné naissance au standard XMPP reconnu par l'Internet Engineering Task Force dans le domaine de la messagerie instantanée ou encore les suites OpenOffice.org et KOffice qui ont lancé le récent standard OpenDocument dans le domaine de la bureautique.
Dans d'autres domaines, il n'existe pas d'organisme ou d'accord de standardisation reconnu. Le marché est alors morcelé entre divers vendeurs qui ont chacun leur technologie ou sous la domination d'un acteur économique prédominant qui ferme ses formats ou protocoles. Le premier cas de figure prévaut dans la guerre des messagerie instantanée et est réglé par des logiciels multiprotocoles comme Gaim ou Kopete. Les formats des suites Microsoft Office successives et le protocole Common Internet File System qui permet de partager fichiers et imprimantes entre différents ordinateurs d’un réseau Microsoft Windows tombent dans cette deuxième catégorie. Ces formats et protocoles sont souvent pas ou mal documentés. L'interopérabilité passe alors nécessairement par la rétro-ingénierie.
Cela peut nécessiter un travail titanesque, par ailleurs illégal aux États-Unis mais légal en Europe (tant qu'on reste dans le cadre de l'interopérabilité) ; aujourd'hui, OpenOffice.org permet de lire la très grande majorité des fichiers aux différents formats .doc, et le logiciel Samba permet de participer aux réseaux Windows.
Plus problématiques du point de vue des logiciels libres sont les formats et protocoles nécessaires à l'interopérabilité, mais verrouillés techniquement et/ou légalement : gestion des droits numériques, brevets logiciels, EUCD, Digital Millennium Copyright Act.
Communautés
De nombreuses associations, connues sous le nom de Linux Users Group, Groupe d'Utilisateurs Linux (LUG ou GUL), cherchent à promouvoir Linux et par extension, les logiciels libres, par le biais de rencontres où des démonstrations de Linux sont faites, des formations, et pour ceux qui le souhaitent des installations sur leur ordinateur.
De nombreuses communautés existent sur Internet afin d'aider les débutants comme les professionnels. Citons le site lea-linux et le site d'informations collaboratif Linuxfr.org.
Un utilisateur de Linux s'appelle un linuxien.
Les distributions Linux
Rôle
Les logiciels libres sont produits de manière collaborative, souvent indépendamment les uns des autres, et peuvent être librement redistribués. Il s'en suit une particularité du monde Linux : la séparation entre ceux qui produisent les logiciels et ceux qui les distribuent.
On appelle Distribution Linux une solution prête à être installée par l'utilisateur final comprenant un noyau Linux, des programmes d'installation et d'administration de l'ordinateur, un mécanisme facilitant l'installation et la mise à jour des logiciels comme RPM ou dpkg ainsi qu'une sélection de logiciels produits par d'autres.
Une distribution peut par exemple choisir de se spécialiser (ou non) sur GNOME ou KDE. Elle est également responsable de la configuration par défaut du système (graphisme, simplicité…), du suivi de sécurité (installations de mise à jour) et plus généralement de l'intégration de l'ensemble.
Choisir une distribution
La diversité des distributions permet de répondre à des besoins divers :
* à but commercial ou non ;
* orienté serveur, bureautique ou embarqué ;
* orienté grand-public ou public averti ;
* généraliste ou spécialisée pour un usage spécifique (pare-feu, routeur réseau, grappe de calcul…) ;
* d'autres sont certifiés sur un matériel donné (par exemple telle gamme de portables HP).
Logo de Slackware, une distribution historique
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Logo de Slackware, une distribution historique
Parmi les plus célèbres distributions, on peut citer :
* Debian, éditée par une communauté de développeurs ;
* Mandriva, éditée par la société française de même nom et impliquée dans plusieurs projets libres ;
* Red Hat, éditée par l'entreprise américaine du même nom qui participe également au développement de Fedora Core ;
* Slackware, première distribution Linux, éditée par Patrick J. Volkerding ;
* SuSE, éditée par Novell.
De nombreuses autres distributions plus ou moins spécialisées existent, étant pour la plupart dérivées des grands projets sus-cités. Par exemple voici quelques distributions spécialisées « environnement de bureau » : la désormais célèbre Ubuntu, éditée par Canonical Ltd qui est dérivée de Debian, Mepis également basée sur Debian, ou encore Zenwalk dérivée de Slackware. Il existe également des distributions dites LiveCD, dont la plus célèbre est Knoppix, qui offrent la possibilité de démarrer un système d'exploitation Linux complet et d'accéder à de nombreux logiciels à partir du support (CD ou DVD) sans installation préalable sur le disque dur, et sans altérer son contenu. Cette souplesse d'utilisation a fait qu'elles sont devenues un support très populaire de démonstration d’utilisation de Linux, et sont même utilisées comme outils de maintenance système.
La coexistence de plusieurs distributions permet d'éviter l'écueil révélé par les procès de Microsoft par les États-Unis et l'Union européenne, où l'on a pu constater les dangers d'un système où, en étant seul capable d'imposer une suite de logiciels installés sur chaque ordinateur, le fabricant du système d'exploitation pouvait de proche en proche étendre son monopole.
L'inconvénient de ce système est une certaine confusion : à la vue de la liste des distributions Linux, de nombreuses personnes pensent qu'il existe une dizaine de « systèmes d'exploitation Linux » différents.
Il faut bien comprendre que les mêmes logiciels peuvent être utilisés sur toutes les distributions majeures.
Au débutant qui souhaite explorer Linux, on recommandera simplement la distribution la plus proche de celle qu'emploient ceux qui l'aideront.
En ce qui nous concerne, nous vous conseillons la distribution d'ubuntu si vous êtes débutant ou débian si vous êtes un utiliseur averti.
Contrats OEM et détaxe Windows
Un des enjeux qui se posent pour les distributions Linux est de nouer des partenariats avec des fabricants d'ordinateur afin qu'il devienne facile de trouver un ordinateur préinstallé sous Linux. Car même si certaines distributions affirment avoir rendu l'installation d'un système Linux aussi simple que celui de ses concurrents, le simple fait d'avoir à être au courant qu'une alternative existe, d'être prêt à accepter des changements dans ses habitudes et d'avoir à installer soi-même le système constitue un désavantage indéniable par rapport à la situation privilégiée dont jouissent les fabriquants d'ordinateurs pour Windows et Mac OS X, le premier par son omniprésence, le second car Apple est en même temps le fabriquant des Macintosh.
À défaut, les linuxiens réclament de pouvoir être remboursés, lors de l'achat d'un ordinateur neuf, de la part du prix correspondant au système d'exploitation et logiciels qu'ils n'ont pas l'intention d'utiliser, comme la loi le permet. Si la société Apple s'est montrée plusieurs fois coopérative face à de telles demandes, le remboursement de Microsoft Windows est en général long et difficile. Les associations Linuxfrench et AFUL ainsi que Roberto di Cosmo ont lancé en réaction une action pour la détaxe Windows.
Cette situation est vraie en Europe et en Amérique du Nord, mais pas dans certains pays d'Amérique du Sud où les distributions de Linux ont plus de parts de marché que Windows.